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Ce corps d'élite par excellence, dont les effectifs ne cesseront d'augmenter au cours des campagnes, deviendra un corps d'armée à part entière, véritable armée dans l'armée.
Elle comprend des unités de toutes les armes, avec son infanterie, sa cavalerie, son artillerie à pied et à cheval, ses corps du génie et du train.
Si la cavalerie et l'artillerie de la Garde étaient souvent engagées en cours de batailles, l'infanterie de la Vieille Garde, avec ses grenadiers et ses chasseurs à pied, se contentait d'attendre, impassible, qu'un ordre leur soit donné. Mais si les fantassins de la Vieille Garde passaient à l'attaque, on savait qu'ils se feraient hacher sur place plutôt que de reculer, contrepartie des avantages dont ils bénéficiaient. La Garde faisait l'objet de toute l'attention et de toute la sollicitude de l'Empereur, ce qui n'allait pas sans susciter des réactions de jalousie et d'envie au sein de la Ligne.
En Campagne, la Garde avait toujours les meilleurs logements et le ravitaillement lui arrivait en priorité. L'esprit de corps dans la Garde était supérieur à celui de toutes les autres unités. Les conditions d'entrée dans la Garde étaient, au début de l'Empire, très rigoureuses. Les soldats et officiers étaient recrutés parmi ceux qui s'étaient distingués sur le champ de bataille ou qui pouvaient justifier d'un certain nombre d'années d'ancienneté dans la Ligne. Une taille minimale était également requise pour certaines unités.
Au début de la Campagne de Russie, la Garde Impériale, sous le commandement des maréchaux Bessières, Lefebvre et Mortier, compte 22 000 hommes. Le 19 août 1812, les 3 régiments d'infanterie de la Légion de la Vistule y seront attachés.
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