|
|
-Artilleur à pied
Sous l'empire, l'artillerie française se décompose en artillerie à pied et artillerie à cheval. Les canons sont tractés par des chevaux, mais alors que les servants de l'artillerie à pied marchent à côté de leurs pièces, ceux de l'artillerie à cheval sont montés. Ces unités pouvaient donc suivre les régiments de cavalerie. L'artillerie à pied compte 9 régiments à 22 compagnies de 120 hommes et une compagnie de dépôt ; il y a 8 pièces par compagnie. L'artillerie à cheval compte 8 régiments à 30 compagnies de 6 pièces. Napoléon, artilleur de formation, ne cessera jamais d'augmenter le potentiel de cette artillerie, sans jamais atteindre le nombre de pièces souhaité. Les canonniers de l'Empereur peuvent compter sur la supériorité d'une gamme de canons mis en service sous la Révolution et conçue en 1776 par l'ingénieur Jean-Baptiste Gribeauval. Enfin, le train a à sa disposition un corps de conducteurs professionnels, remplaçant les anciens charretiers civils peu efficaces sous le feu de l'ennemi. Pendant la campagne de Russie, chaque division d'infanterie était appuyée par une compagnie d'artillerie à pied et une compagnie d'artillerie à cheval. Chaque corps possédait également une réserve d'artillerie comprenant plusieurs compagnies d'artillerie à pied.
-ARTILLERIE A PIED :
Comme dans la plupart des armées de l'époque, les artilleurs de l'Empereur portent un uniforme plutôt austère. Les artilleurs à pied portent un habit-veste à basques longues et à fond bleu foncé avec collet de même couleur et liséré de rouge. Les revers de l'habit sont bleus à lisérés rouges et les retroussis sont rouges et ornés d'une grenade bleue. Les parements aux manches sont rouges et garnis d'une patte à trois boutons lisérée de rouge. Le gilet et la culotte sont bleus foncé, les guêtres sont noires pour la tenue de route, blanches pour la grande tenue Par mauvais temps, l'artilleur à pied revêt une capote bleue et un pantalon de drap destiné à protéger la culotte et les guêtres. Le shako des artilleurs à pied est orné d'un cordon natté à raquettes de fil rouge et d'une plaque représentant l'Aigle impériale surmontant deux canons croisés. Une cocarde tricolore permet de dissimuler le gousset de cuir dans lequel est fixé le pompon rouge. L'armement comprend un fusil, une baïonnette et un sabre briquet à dragonne rouge. L'équipement se compose des buffleteries de cuir blanchi et d'une giberne ornée de deux canons croisés.
-ARTILLERIE A CHEVAL :
Les artilleurs à cheval sont coiffés d'un shako; certains officiers ainsi que les trompettes sont dotés du colback à flamme rouge et plumet écarlate.
-TRAIN: Un service du train d'artillerie permettait, en campagne, de faire la jonction entre les batteries et les dépôts de munitions. Chaque division et chaque corps d'armée possédaient ses propres compagnies du train des équipages, qui assuraient le transport des matériels et munitions. Ces obscurs conducteurs de chariots, ignorés la plupart du temps de l'Epopée napoléonienne et des parades fastueuses, constituaient pourtant un important rouage de la Grande Armée. La couleur gris-bleu de leurs uniformes était à peine rehaussée de parements aux couleurs foncées : bleu foncé pour l'artillerie, noir pour les conducteurs du génie et brun marron pour le train des équipages ; cette austérité s'explique par la nécessité d'être vêtu d'un uniforme peu salissant. Le soldat du train n'était qu'un combattant occasionnel, il n'était armé que d'un sabre briquet d'infanterie porté par un baudrier de buffle blanchi à passants.
|