Les uniformes de la Grande Armée

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Mamelouks

 

 

 

     En Egypte, séduit par la folle bravoure de ces  fougueux cavaliers, Bonaparte décide d'incorporer les mamelouks dans sont armée.

 

     Silhouettes chamarrées et insolites, les mamelouks seront de toutes les campagnes de l'Empire et entreront dans toutes les capitales d'Europe.

 

     Au fil du temps, leur nombre allant décroissant, de nombreux français seront incorporés chez les mamelouks.

 

 -Mamelouk de la Garde Impériale

 

 

 

 

 

 

 

Le décret du 29 juillet 1804, qui réorganise la Garde Impériale, prévoit que la compagnie des mamelouks serait attachée au régiment des chasseurs à cheval.

 

     En 1812, 75 mamelouks participeront à la Campagne de Russie sous les ordres du général Guyot.

      

 

-Mamelouk dessiné par Zimmermann

 

 

Le costume des mamelouks, aux couleurs vives, comprend tout d'abord la coiffe, appelée "cahouc", sorte de shako, qui est un fût cannelé recouvert de drap vert ou rouge, dépourvu de visière, et dont la base est entourée  d'un "schâl" de mousseline blanche formant un turban.

 

     Le "béniche" de soie est une chemise à longues manches enfilée dans un pantalon bouffant nommé "charoual" de couleur rouge ou blanche. Par dessus le "béniche", le mamelouk porte un "yolek", gilet sans manche orné de broderies d'or ou d'argent.

 

     Le pantalon est maintenu par une large ceinture de soie qui porte le nom de "hezam".

 

     Les bottines, ou "khouffs", sont en maroquin cramoisi, jaune ou vert.

 

     Hormis la couleur du cahouc et du charoual qui est à peu près uniformisée, le reste du costume est fait de diverses couleurs allant du rouge au vert en passant par le bleu. On imagine aisément la bigarrure de cette troupe orientale.

     

-Sabre courbe à la Turque

 

 

 

     Au combat, le mamelouk dispose d'un véritable arsenal : un sabre courbe à la turque, un tromblon, un poignard, une paire de pistolets d'arçon et une paire de pistolets portée soit à la ceinture, soit dans un étui appelé "koubour". Le type des armes n'est pas uniforme; chaque cavalier possédant ses propres armes.

 

Deux pistolets dans un "koubour"

Poignard

 

Tromblon

 

Portrait du chef d'escadron Abdallah Hasboun, Syrien né à Bethléem le 26 octobre 1776, qui a participé à pratiquement toutes les campagnes de Napoléon dont la campagne de Russie. Rallié à Napoléon en 1815, ses blessures l'empêchent de servir.... il vivait encore en 1859.